Après avoir réaliser un petit focus sur l’entrée en scène fastidieuse de Google sur les réseaux sociaux. Avec l’échec de Buzz et un lancement poussif de Google+, Google semble avoir marqué le pas avec sa dernière monture. On peut dire que les professionnels sont sensiblement partagés sur l’avenir de Google+.
En effet, difficile de ne pas douter après avoir essuyé un échec avec Buzz mais aussi avec l’omniprésence de Facebook. il est vrai que suite à cet échec, le géant américain accuse d’un sérieux retard dans la branche social. Un secteur fondamental, voir indissociable, du Web 2.0. Encore une fois, la plateforme de Google arrive sur un marché sur lesquels ses concurrents sont déjà installés dans plusieurs pays (ici un tour d’horizon des réseaux sociaux dans le monde.). Cependant, Google se lance avec confiance sur la bonne voie et s’attache à concevoir un éco-système performant et complet. Un réseau qui va forcément s’installer sur le long terme comme une réelle alternative à Facebook. Il faut aussi mettre en avant que ce dernier s’assure à proposer de nouvelles expériences.

Une plate-forme qui avait fait parler d’elle avec engouement. Puisqu’à l’instar d’un autre entrant, du nom de Pinterest pour ne pas le citer, Google+ était ouvert par invitation. Grâce à ce mode d’inscription et à cet effet de nouveauté, Google+ s’est assuré une entrée fracassante. Après coup et une fois l’effet de nouveauté tombé, Google a subit une chute des audiences assez préoccupantes. Car comme le dit Frédéric Cavazza sur son blog Mediassociaux.fr, ces données ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, vous l’avez sans doute remarqué, l’internaute que vous êtes, lorsqu’il utilise une adresse Gmail, un compte Youtube, un smartphone Android ou même plus globalement le moteur de recherche, vous êtes un utilisateur de Google+ sans même avoir pris la peine de vous inscrire. Tout converge donc vers Google+ par le biais d’un moyen ou d’un autre. Là où Google fait fort, c’est qu’il s’appuie sur sa myriade de services.
Ce n’est pas tout, puisque des APIs de qualité devrait voir le jour prochainement pour revenir renforcer cet éco-système. Non pas qu’offrir des jeux incontournables comme Angry Birds suffisent. En passant un petit aparté, Free propose depuis peu Angry Birds en téléchargement gratuit. Autrement dit, il ne manque plus que l’adaptation d’Angry Birds sur ma cafetière Nespresso. Quoiqu’il en soit, c’est une plate-forme encore jeune et qui promet de grosses évolutions.
Google+ dépasse aujourd’hui allègrement les 40 millions d’utilisateurs actifs. Près de 3,5 milliards de photos ont été publiés. On compte aujourd’hui les meilleurs jeux de Zynga avec une mise à jour régulière ces 3 derniers mois. Des nouveautés comme la recherche en temps réel ou les hastags. Facebook n’a qu’à bien se tenir face au géant, qui finit presque toujours par l’emporter quoiqu’il arrive, avec l’ajout aussi de nouveautés marquantes comme la Timeline de Facebook. Premier constat, les fonctions de base comme le partage et l’interaction sur les différents médias sociaux, ou l’application mobile est nettement plus efficaces et plus dépouillés.

Google+ finira par être le centre névralgique de toutes les interactions possible sur les médias sociaux que possède Google. On parle ici de Youtube (avec maintenant un bouton Google+), Blogger, Gmail, Google Earth, Maps, le moteur de recherche, etc… Mais c’est aussi la possibilité de conseiller et de recommander via ce même moteur de recherche. Un moteur de recherche qui vampirise toutes les audiences. Car oui, le projet geste de l’internaute est de lancer une requête sur Google. Rien d’étonnant donc à voir Google+ finir par convaincre un jour où l’autre ce même internaute à s’inscrire sur la plate-forme. C’est donc une gestion de l’identité poussée qui donnera la possibilité à Google de « profiler » chaque internaute en le traçant. Une initiative de la part de Google qui rentre dans la droite lignée de se que souhaite instaurer le gouvernement américain. En d’autre terme, une surveillance online avec l’identification de chaque internaute. Un bon moyen de maintenir la paranoïa du Big Brother et de réaliser une pléthore de films dans ce sens.
Mais là où Google souhaite réellement aboutir à terme. C’est la création d’une nouvelle plate-forme social certes, mais également d’une plate-forme publicitaire. Inutile de rappeler que la dépendance aux revenus publicitaires est juste énorme avec plus de 96% de son CA. Car Google est LE piller de la publicité en ligne avec Adwords, Doubleclick… Mais représente aussi une grosse valeur ajoutée pour l’activité d’une entreprise. Et ce, parcequ’elle est présente parmi les premiers résultats du moteur de recherche. Le +1 finira par avoir un réel impact sur le référencement d’un site. Si ce n’est pas déjà fait… Ou bien des des compte Google+ relayés en bas des sitelinks sur le moteur de recherche. Exemple avec VDM :

Autrement dit Google+ est forcément un détour obligatoire dans la stratégie digital future des entreprises. Car une intégration sur un réseau social ne peut s’opérer et apporter ses fruits qu’au bout de 3 ans minimums, voir 5. Il est donc important de commencer à prendre au sérieux cet plateforme. Il n’est jamais trop tard de s’y implanter intelligemment avant que la concurrence ne deviennent trop importante comme c’est déjà le cas avec Facebook.
La question que je me pose: est-ce que les nombreux utilisateurs de Facebook vont accepter de changer ou dupliquer leurs présences sur une autre plate-forme comme Google+ ?
À cette question, je répond oui ! Car vous êtes sans le savoir déjà un utilisateur de Google+. Et vous le serez très prochainement par la force des choses.